La chercheuse Sarah Wu s'attaque aux maladies cognitives, en commençant par la salle à manger!

Sarah Wu

Comme vous le savez déjà, la maladie d'Alzheimer est incurable. Certains chercheurs s'efforcent de trouver des traitements efficaces, d'autres s'intéressent à des modèles de soins plus sociaux. Plusieurs titulaires d'une subvention du Programme de recherche de la Société Alzheimer cherchent à construire un avenir plus accueillant pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une autre maladie cognitive.


À quoi ressemblent les soins centrés sur les relations humaines pour une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer? Étudiante au doctorat à l'Université de Waterloo, Mme Sarah Wu mène des recherches sur les établissements de soins de longue durée et sur les moyens d'offrir une meilleure qualité de vie à nos amis, aux membres de notre famille et à nos voisins atteints d'une maladie cognitive.


Sarah a remarqué quelque chose de particulier pendant les heures de repas dans les établissements de soins de longue durée, ce qui a stimulé son intérêt.


« Je pensais que la salle à manger serait un endroit rempli de rires, d'humour et de conversations. Au cours de mes observations initiales, comme étudiante du troisième cycle, j'ai noté que les repas se prenaient en silence. Tout ce que je pouvais entendre était le cliquetis des ustensiles et le va-et-vient incessant des membres du personnel », explique Sarah. 


Cette observation initiale l'a incité à mettre l'accent sur l'importance des repas pour améliorer les relations entre les personnes qui vivent dans les établissements de soins de longue durée et celles qui y travaillent. « Les repas représentent un rituel important que nous partageons tous en commun. Il n'est pas difficile de comprendre jusqu'à quel point il s'agit d'un moment précieux pour le développement de notre propre sentiment d'identité personnelle. »


Sarah cherche maintenant des moyens d'améliorer l'expérience vécue par les résidents des établissements de soins de longue durée de l'Ontario à l'heure des repas. Une grande partie de la solution réside dans notre manière de considérer la prestation des soins au-delà de l'intervention médicale, et de restructurer l'horaire des employés afin de leur permettre de développer des liens personnels de qualité avec les résidents.


La recherche de Sarah remet en question la notion d'un modèle purement biomédical des soins de longue durée, de manière à encourager tout particulièrement le développement de relations personnelles enrichissantes.


« En toute probabilité, de nombreuses personnes atteintes d'une maladie cognitive se retrouveront un jour ou l'autre dans un établissement de soins de longue durée, poursuit Sarah. Pour que cet environnement de vie devienne le deuxième chez soi qu'il est censé être, il faut en transformer la conception et le fonctionnement au quotidien. »


« À titre d'étudiante au doctorat, le soutien obtenu dans le cadre du Programme de recherche de la Société Alzheimer est probablement le plus important de ma carrière. Ce type de financement aide les nouveaux chercheurs comme moi à explorer les moyens de soutenir les personnes atteintes, ainsi que leur famille et leurs amis, et à améliorer la qualité de vie des résidents des établissements de soins de longue durée », poursuit Sarah. 


Les bénéfices offerts par le Programme de recherche de la Société Alzheimer vont bien au-delà du simple soutien financier. « Au minimum, les personnes atteintes d'une maladie cognitive ont besoin de se sentir bien accueillies et soutenues dans leur propre collectivité. »

 


Last Updated: 12/01/2017