Facteurs de risque


Que sont les facteurs de risque?

Les facteurs de risque sont les caractéristiques de votre style de vie, de votre environnement et de votre bagage génétique qui augmentent la probabilité de contracter une maladie.

Les facteurs de risque ne sont pas des causes de maladie en soi.

Simultanément, être peu ou pas exposé aux facteurs de risque connus ne vous protège pas nécessairement contre la maladie.


Comment réduire le risque de maladie cognitive?

La meilleure manière de réduire ce risque consiste à minimiser les facteurs qui pourraient vous affecter. Il est cependant important de savoir quels sont ceux qui peuvent être modifiés.

Vous pouvez contrôler certains facteurs de risque. Cela signifie que vous pouvez les modifier pour réduire vos chances de développer une maladie cognitive. Il existe cependant d’autres facteurs que vous ne pouvez pas contrôler et ils ne peuvent pas être modifiés.

En sachant quels sont ceux que vous pouvez modifier, vous pouvez réduire votre risque de développer une maladie cognitive.

Pourquoi un mode de vie sain est-il important?

Puisque de nombreux facteurs de risque modifiables impliquent votre santé mentale et physique, la meilleure manière de réduire le risque de maladie d’Alzheimer et d’autres maladies cognitives consiste à avoir un mode de vie sain, bon pour votre corps et de votre cerveau.

Pour plus de conseils et de stratégies concernant les modes de vie sains pouvant réduire le risque de maladie cognitive, rendez-vous dans notre section consacrée à la santé du cerveau.


Les facteurs de risque modifiables

La consommation élevée d’alcool

Les personnes qui consomment de l’alcool de manière excessive ont un risque de maladie cognitive plus élevé par rapport à celles qui boivent modérément ou pas du tout.

La consommation élevée d’alcool

La dépression

De nombreux chercheurs estiment que la dépression est un facteur de risque de maladie cognitive, tandis que d’autres estiment qu’elle pourrait être un symptôme de la maladie ou les deux.

La dépression

Le diabète

En moyenne, les personnes atteintes du diabète de type 2 ont deux fois plus de chances de développer une maladie cognitive par rapport à celles qui ne l’ont pas.

Le diabète

L’hypertension artérielle

Les personnes qui ont de l’hypertension artérielle en milieu de vie ont en moyenne plus tendance à développer une maladie cognitive par rapport à celles ayant une tension artérielle normale.

High blood pressure

L’isolement social

À part les maladies cognitives, l’isolement social peut aussi augmenter le risque d’hypertension, de maladie coronarienne et de dépression.

L’isolement social

Le mauvais régime alimentaire

Un mauvais régime alimentaire, élevé en gras saturés, en sucre et en sel peut augmenter le risque de développer de nombreuses maladies, y compris le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et cognitives.

Le mauvais régime alimentaire

Le niveau d’éducation formelle peu élevé

Les personnes qui utilisent activement leur cerveau tout au long de leur vie pourraient se constituer une « réserve cognitive » qui peut mieux les protéger contre les dommages aux cellules du cerveau provoqués par les maladies cognitives.

Le niveau d’éducation formelle peu élevé

L’obésité et le manque d’activité physique

En plus des maladies cognitives, l’obésité et le manque d’activité physique augmentent le risque d’avoir du diabète et de l’hypertension artérielle. L’obésité en milieu de vie est également un facteur de risque de maladie cognitive.

L’obésité et le manque d’activité physique

La perte des facultés auditives

On ne sait pas encore exactement comment la perte des facultés auditives augmente le risque de maladie cognitive, mais elle peut entraîner l’isolement social, la perte d’indépendance ainsi que des problèmes avec les activités de tous les jours.

La perte des facultés auditives

Le tabac

Les fumeurs ont 45 % plus de chances de développer la maladie d’Alzheimer par rapport aux personnes qui ne fument pas ou ne fument plus.

Le tabac

Le taux de cholestérol élevé

Les personnes ayant un taux de cholestérol élevé en milieu de vie sont plus susceptibles de développer une maladie cognitive par rapport à celles ayant un taux normal.

High cholesterol

Les traumatismes crâniens

Subir des traumatismes crâniens graves ou répétés augmente le risque de développer une maladie cognitive.

Les traumatismes crâniens

Vivre à proximité d’une rue animée

L’impact sur le cerveau provoqué par la pollution des véhicules est encore étudié par les chercheurs, mais on estime que les personnes qui vivent à moins de 50 mètres d’une route animée sont plus susceptibles de développer une maladie cognitive.

Living near busy roads

Les facteurs de risque non modifiables

L’âge

Les maladies cognitives ne font pas partie du processus de vieillissement normal. Cependant, l’âge est le facteur de risque connu le plus important des maladies cognitives. Plus vous vieillissez, plus le risque est élevé.

L’âge

Un Canadien âgé de plus de 65 ans sur 20 est atteint de la maladie d’Alzheimer. Après 65 ans, le risque de développer la maladie d’Alzheimer double environ tous les 5 ans. Un Canadien de plus de 85 ans sur quatre est atteint de la maladie d’Alzheimer.

Bien qu’ils soient rares, les troubles cognitifs à début précoce peuvent toucher les personnes de moins de 65 ans..

Le sexe

Les femmes ont plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer que les hommes.. Bien que les raisons ne soient pas encore très claires, quelques-uns des contributeurs potentiels comprennent le fait que les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes et le changement des taux d’œstrogène au cours de la vie d’une femme.

Le sexe

Pour les maladies cognitives autres que la maladie d’Alzheimer, les hommes et les femmes sont exposés aux mêmes risques.

Pour plus d’informations sur les différences de risque entre les femmes et les hommes, regardez le webinaire (en anglais) Women and Dementia: Understanding sex/gender differences in the brain. Il est organisé par brainXchange, en partenariat avec la Société Alzheimer du Canada et le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV).

La génétique

On ne comprend encore pas totalement le rôle des gènes dans le développement des maladies cognitives. Nous savons que la plupart des cas de maladie d’Alzheimer sont sporadiques : ils ne sont pas héréditaires. Seuls de rares cas de la maladie d’Alzheimer sont héréditaires (ou « familiaux »), ce qui représente de 2 à 5 % de tous les cas.

La génétique

Les chercheurs ont découvert plus de 20 gènes qui pourraient augmenter le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Trois d’entre eux provoquent directement la maladie d’Alzheimer : le PS1, le PS2 et l’APP.

Si n’importe lequel de ces gènes est modifié, la personne développera certainement la maladie d’Alzheimer dite « familiale », bien souvent avant 65 ans. Si un parent est porteur de l’un ou l’autre de ces gènes, les enfants ont 50 % de chances d’hériter la maladie.

Les 17 autres gènes associés à la maladie d’Alzheimer augmentent le risque, mais ne signifient pas nécessairement que la maladie d’Alzheimer se développera.

Pour plus d’informations sur la génétique et la maladie d’Alzheimer, y compris le dépistage génétique, prenez connaissance de notre fiche d’information Comprendre la génétique et la maladie d’Alzheimer.


Plus d’informations et de ressources


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Last Updated: 01/22/2020