Société Alzheimer du Canada : les plus récents bénéficiaires de financement de la recherche sur les troubles neurocognitifs

Chaque année, le Programme de recherche de la Société Alzheimer finance des projets de recherche sur la maladie d’Alzheimer et autres troubles neurocognitifs qui ont pour objectif de déjouer les projections. En 2026, nous avons accordé plus de 4,1 millions de dollars à 31 chercheur·euses de partout au Canada.

Group of young researchers in a lab

En 2026, le Programme de recherche de la Société Alzheimer a investi 4,1 M$ dans 31 projets de recherche. Merci à nos extraordinaires donateur·trices et à nos précieux partenaires, notamment la Fondation Brain Canada, et la Saskatchewan Health Research Foundation.

Le Programme de recherche de la Société Alzheimer finance la recherche sur les troubles neurocognitifs au pays au moyen de bourses divisées en trois catégories : bourse de doctorat, bourse postdoctorale, et subvention pour nouvelle chercheuse/nouveau chercheur. Les recherches financées concernent huit domaines prioritaires, énumérés ci-dessous.  

Soins

Mahsa Dadar, Ph. D., Centre de recherche Douglas

Mahsa Dadar Headshot

Recherche cofinancée par la Fondation Brain Canada

Titre : Maladie d’Alzheimer : incidence des inégalités socioéconomiques, du réseau de soutien et de la résilience cognitive

Bourse/subvention : Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

La maladie d’Alzheimer affecte des centaines de milliers de gens au Canada, mais elle ne touche pas tout le monde de manière égale. Les personnes âgées noires, hispaniques et celles à revenu modeste présentent souvent des taux plus élevés de troubles neurocognitifs que le reste de la population, sans que l’on comprenne pleinement pourquoi. D’autres personnes, chez qui on observe des degrés semblables de changements cérébraux, conservent de bonnes capacités cognitives; c’est ce qu’on appelle la « réserve cognitive ». Ce projet de recherche examinera en quoi des facteurs tels que la scolarité, le revenu, la qualité du quartier et le réseau de soutien ont une incidence sur la santé du cerveau et les processus cognitifs de différents groupes raciaux et ethniques. Il vise à cerner les facteurs de protection les plus déterminants pour chaque groupe. Les résultats aideront les médecins, les professionnel·les de la santé et les organismes communautaires à élaborer des stratégies améliorées, mieux adaptées aux besoins de chaque groupe, pour garantir l’égalité des chances en matière de santé cognitive et d’autonomie au fil du vieillissement.

Ashwini Namasivayam-MacDonald, Ph. D., Université McMaster

Ashwini NM Headshot  

Recherche cofinancée par la Fondation Brain Canada
 

Titre : Club de cuisine pensé pour la dysphagie : élaboration de repas sécuritaires et culturellement adaptés pour les personnes vivant avec un trouble neurocognitif et les personnes proches aidantes

Bourse/subvention : Subvention de preuve de concept

De nombreuses personnes vivant avec un trouble neurocognitif développent des difficultés de déglutition – ce qui peut entraîner des risques et du stress pour les familles lors des repas. Les personnes proches aidantes doivent souvent composer avec ces difficultés malgré le manque d’encadrement, ce qui est d’autant plus complexe lorsqu’il s’agit de préparer des mets à la fois sécuritaires et adaptés culturellement. Ce projet permettra de créer le Dysphagia Cooking Club, une série de vidéos et de recettes pensées pour la dysphagie, simples et adaptées culturellement, en consultation avec des personnes proches aidantes issues de la diversité. En collaboration avec des professionnel·les de la santé et un·e chef·e cuisinier·ère, l’équipe adaptera des plats typiques pour les rendre plus sécuritaires à avaler, sans rien leur faire perdre de leurs racines culturelles et du plaisir qu’ils procurent. L’équipe vérifiera si ces ressources améliorent la confiance des personnes proches aidantes, réduisent le stress et favorisent des repas plus sécuritaires et agréables. En combinant l’expérience vécue aux conseils pratiques, le projet vise à transformer les repas, les faisant passer d’une source d’inquiétude à des moments de connexion, de réconfort et de bienveillance pour les familles touchées par un trouble neurocognitif.

Signy Sheldon, Ph D., The Royal Institution for the Advancement of Learning/Université McGill

Signy Sheldon Headshot

Recherche cofinancée par la Fondation Brain Canada

Titre : Interventions fondées sur la musique pour la mobilisation de la mémoire chez les personnes vivant avec un trouble neurocognitif

Bourse/subvention : Subvention de preuve de concept

Bien que la perte de mémoire soit l’un des aspects les plus limitants des troubles neurocognitifs, plusieurs études ont montré que la capacité de la musique à réveiller d’anciens souvenirs est relativement préservée chez les personnes touchées. On ne connaît toutefois pas exactement les caractéristiques musicales responsables du phénomène. Ce projet de recherche vise à élucider la question en étudiant comment certaines caractéristiques, notamment la connaissance préalable d’une pièce de musique et sa dimension émotionnelle, peuvent contribuer à améliorer la mémoire chez les personnes vivant avec un trouble neurocognitif. Contrairement à de précédentes études qui se sont penchées sur le sujet à l’aide de tâches artificielles en laboratoire, le projet sera centré sur des tâches de la vie quotidienne associées à la mémoire : se souvenir de prendre des médicaments, raconter des souvenirs, etc. Les connaissances acquises pourront ainsi directement servir à optimiser et à personnaliser des programmes fondés sur la musique dans le but d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec un trouble neurocognitif.

Fernanda De Felice, Ph. D, Université Queen’s

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Titre : Élaboration d’outils de surveillance médicale à l’aide de l’intégration de biomarqueurs sanguins de la maladie d’Alzheimer, d’objets personnels connectés et d’apprentissage automatique.

Bourse/subvention : Subvention de preuve de concept

La maladie d’Alzheimer peut apparaître des décennies avant que les symptômes liés à la mémoire ne se manifestent. Or, les outils diagnostiques actuels sont souvent coûteux, invasifs ou accessibles seulement lorsque le déclin cognitif est déjà engagé. Ce projet de recherche vise à déterminer si les données quotidiennes consignées par les montres intelligentes (sommeil, fréquence cardiaque, activité physique, etc.) peuvent aider à détecter des changements biologiques précoces associés à la maladie d’Alzheimer. Dans le cadre de l’étude, des personnes âgées ayant ou non des difficultés liées à la mémoire participeront à des évaluations cognitives, porteront une montre intelligente (fournie) pendant un minimum de trois mois et procéderont à des prélèvements sanguins qui nous permettront de mesurer les concentrations de protéines associées à la maladie d’Alzheimer. À l’aide de l’intelligence artificielle, l’équipe de recherche tentera de comprendre si les données issues des objets personnels connectés peuvent servir à prédire les biomarqueurs sanguins et les performances cognitives. Si les résultats sont concluants, l’étude pourrait aider à élaborer une approche de suivi de la santé cérébrale à domicile, peu coûteuse et non invasive, capable de repérer les personnes qui gagneraient à faire l’objet d’examens, d’un aiguillage ou de soins précoces. Un suivi à distance continu pourrait également aider la patientèle, les personnes proches aidantes et les clinicien·nes à surveiller l’évolution de la situation au fil du temps, à améliorer la communication et à réagir plus promptement sur le plan des traitements, et de la planification du mode de vie et des soins.

Stephanie Chamberlain, Ph. D., Université de l’Alberta

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Titre : Vieillissement et équité en santé : examen de l’état de santé chez les personnes vivant avec un trouble neurocognitif issues de minorités linguistiques dans les milieux de soins prolongés

Bourse/subvention : Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

Les troubles neurocognitifs affectent la mémoire et la communication. Pour les personnes qui ne parlent ni le français ni l’anglais, il peut donc être d’autant plus ardu de recevoir des soins optimaux en établissement de soins de longue durée ou en foyer d’accueil spécialisé. Les barrières linguistiques peuvent mener à des malentendus et à une détérioration de l’état de santé, mais on ne comprend pas encore pleinement l’incidence de ce phénomène en Alberta. Cette étude se penchera sur les incidences de la question linguistique sur la santé, la qualité de vie et l’expérience de soin des personnes vivant avec un trouble neurocognitif dans les établissements de soins de longue durée de la province. L’équipe analysera les dossiers de patient·es et mènera des entrevues auprès de résident·es, de personnes proches aidantes et de membres du personnel, en intégrant activement des personnes vivant avec un trouble neurocognitif à la démarche. Les résultats visent à aider le personnel des établissements à mieux communiquer, à améliorer la sécurité et la personnalisation des soins, et à réduire le stress des personnes proches aidantes. À terme, le projet vise à ce que chaque personne, peu importe la langue qu’elle parle, reçoive les soins de qualité qu’elle mérite.

Adebusola Adekoya, Ph. D., Université de Waterloo

  Adebusola Adekoya_Headshot

Titre : Mise en œuvre de systèmes d’alerte en cas de disparition de personnes vivant avec des troubles neurocognitifs : coconception de solutions fondées sur des données probantes

Bourse/subvention : Bourse postdoctorale  

Les systèmes d’alerte servent à informer la population des disparitions de personnes vivant avec un trouble neurocognitif au moyen d’applications mobiles ou de communications dans les médias. Des études récentes ont souligné la nécessité de données probantes pour démontrer l’efficacité de ces systèmes, orienter les politiques et justifier le financement permanent des initiatives. Ce projet de recherche vise à concevoir et à mettre à l’essai des stratégies fondées sur des données probantes afin d’améliorer la mise en œuvre et l’utilisation des systèmes d’alerte, en s’appuyant sur le cadre NASSS (cadre de non-adoption, d’abandon, de mise à l’échelle, de diffusion et de durabilité). L’approche mixte utilisée comprendra une analyse secondaire de données (entrevues, groupes de discussion, documents sur des politiques) liées à la mise en œuvre des systèmes d’alerte (Adekoya et coll., 2025), suivie d’une collaboration avec 10 à 15 parties prenantes (notamment des personnes vivant avec un trouble neurocognitif, des personnes proches aidantes, des prestataires de services, des personnes premières répondantes et des décisionnaires) afin d’élaborer conjointement des stratégies qui seront mises à l’essai dans deux collectivités canadiennes. Les résultats orienteront des recommandations visant à renforcer les politiques, à améliorer l’intervention communautaire et à accroître la sécurité ainsi que la qualité de vie des personnes vivant avec un trouble neurocognitif qui sont à risque de disparition.

Samar Muslemani, Ph. D., Université Laval

 Samar Muslemani Headshot

Titre : Décrire la qualité de vie sexuelle des personnes aînées vivant avec un trouble neurocognitif majeur : une approche intégrée de recherche participative et de théorisation ancrée

Bourse/subvention : Bourse postdoctorale

La sexualité demeure un élément essentiel de la santé et du bien-être tout au long de la vie, y compris chez les personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif. Or, souvent, on met de côté ou on comprend mal leurs besoins sexuels, ce qui peut entraîner de la frustration, de la solitude ou de la détresse. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre la vision qu’ont les personnes vivant avec un trouble neurocognitif et leurs proches de la qualité de vie sur le plan sexuel, des facteurs qui l’influencent et des façons dont les services de santé peuvent mieux la soutenir. Des entrevues auprès de personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif et de membres de leur famille seront réalisées afin d’apprendre directement de leurs expériences. Puis, en collaboration avec un comité comprenant une personne vivant avec un trouble neurocognitif, une personne de sa famille, des clinicien·nes et des chercheur·euses, un modèle expliquant les facteurs qui influencent le bien-être sexuel sera conçu. Les résultats mèneront à l’élaboration d’outils pratiques et de recommandations pour aider les professionnel·les de la santé à offrir un accompagnement respectueux, sécuritaire et centré sur la personne.

Ting Wang, Université McGill

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Titre: Parcours de soins des personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif et une maladie cardiovasculaire : une étude à méthode mixte

Bourse/subvention : Bourse de doctorat

Ce projet de recherche à méthode mixte explorera le parcours des personnes âgées ayant à la fois une maladie cardiovasculaire et un trouble neurocognitif dans le système de santé québécois. Ces parcours de soins peuvent être complexes et il peut être difficile de s’y retrouver, en particulier lorsque des facteurs sociodémographiques comme le revenu, la langue ou le lieu de résidence affectent l’accès aux soins et la mobilisation. À partir de données administratives médicales, une typologie des parcours de soins fondée sur les profils des patientes et patients sera élaborée, et une prévision de l’utilisation future des services sera réalisée. Le vécu de la patientèle et des personnes proches aidantes sera également examiné lors d’entrevues. Les deux volets du projet permettront ainsi de repérer des tendances, des lacunes et des obstacles courants dans les soins, pour comprendre ce qui fonctionne bien ou non, et pourquoi. Ces connaissances serviront à perfectionner les services de santé afin d’optimiser la coordination, l’accessibilité et la personnalisation des soins, pour ultimement améliorer la qualité de vie des personnes touchées.
 

Anna Marier, Centre de recherche Douglas/Université McGill

  Anna Marier Headshot

Titre : Vers de nouvelles références pour la détection précoce et le suivi abordable des biomarqueurs principaux de la maladie d’Alzheimer à l’aide de mesures de pointe des troubles du langage

Bourse/subvention : Bourse de doctorat

Au cours des quatre prochaines années, on élaborera et validera trois exercices sensibles aux changements subtils dans (a) la façon dont les personnes s’expriment et (b) leur capacité à bien identifier des personnes et des objets.
Le projet vise à détecter les tout premiers changements cérébraux que la maladie d’Alzheimer est susceptible de provoquer. On espère ainsi proposer une méthode fiable de détection précoce de la maladie, adaptée au dépistage à l’échelle de la population en raison de la nature peu coûteuse, non invasive, rapide et accessible en région éloignée de cette méthode. La procédure, qui fournira des résultats instantanés, sera réalisée à l’aide d’une tablette et mise gratuitement à disposition des clinicien·nes du pays. Au-delà de l’utilité diagnostique du test, son administration répétée devrait également permettre de suivre l’évolution de la maladie au fil du temps.
Après la phase de conception, un examen de l’efficacité et des caractéristiques du test sera réalisé à la lumière d’une comparaison aux méthodes existantes et des difficultés signalées.


Heather Alford, Université de la Saskatchewan
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Recherche cofinancée par la Saskatchewan Health Research Foundation

Titre : Coconception d’un guide centré sur la famille pour le soutien à l’alimentation et aux soins en fin de vie chez les personnes vivant avec un trouble neurocognitif en établissement de soins de longue durée

Bourse/subvention : Bourse de doctorat

Les personnes qui vivent avec un trouble neurocognitif développement souvent des troubles de l’alimentation et de la déglutition au fil du temps, surtout en fin de vie. Les familles et les professionnel·les de la santé doivent faire des choix de nutrition difficiles, souvent sans recevoir beaucoup de conseils ou de soutien. Ce projet de recherche rassemblera des familles, du personnel et des partenaires de la communauté qui collaboreront à la conception de ressources pratiques pour la nutrition lors de soins de longue durée. Celles-ci amélioreront la communication, réduiront le stress et permettront d’arrimer les soins sur ce qui compte le plus pour la personne touchée. La première étape du projet consistera à explorer l’expérience vécue des familles et du personne; puis, des ateliers collaboratifs seront organisés pour concevoir et peaufiner les ressources en groupe. En appuyant le projet sur des expériences vécues, on vise à élaborer des outils utiles et centrés sur la famille qui aideront les équipes de soins à aborder la nutrition avec confiance, compassion et bienveillance.


Dr Venkat Bhat, Hôpital St. Michael’s, Unity Health Toronto/Université de Toronto

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Titre : MIND-AD : des outils numériques innovants pour la santé mentale en cas de symptômes neuropsychiatriques accompagnant la maladie d’Alzheimer

Subvention : Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

Le nouvel outil d’intelligence artificielle conversationnelle MIND-AD sert de point d’information et de plateforme de soutien pour les personnes avec une maladie d’Alzheimer légère qui composent aussi avec de la dépression, de l’anxiété ou des difficultés cognitives au quotidien. Élaboré dans le cadre du programme d’intelligence artificielle pour la santé mentale dirigé par le Dr Venkat Bhat, en collaboration avec des partenaires pancanadiens, MIND-AD utilise l’intelligence artificielle générative et agentive pour offrir un soutien émotionnel personnalisé, des stratégies d’adaptation pratiques, des rappels et des liens vers des ressources communautaires fiables. Contrairement aux outils numériques traditionnels, MIND-AD est conçu pour offrir du soutien à l’aide de conversations personnalisées selon les besoins individuels, en respectant des normes élevées de sécurité et de supervision humaine. La plateforme est conçue conjointement avec des personnes vivant avec un trouble neurocognitif, des personnes proches aidantes et des clinicien·nes pour assurer respect, accessibilité et facilité d’utilisation. Ce projet pilote permettra d’évaluer la sécurité, la faisabilité et l’utilité de MIND-AD pour l’amélioration de l’humeur, de la qualité de vie et du quotidien des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer et des personnes qui les accompagnent.
 

Cause

Dr Vincent Picher-Martel, Université Laval
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Titre : Criblage pangénomique grâce à une technique de CRISPRi basée sur la fluorescence cellulaire pour déterminer les principaux modulateurs de l’autophagie dans des neurones issus de cellules souches pluripotentes induites associés à une dégénérescence frontotemporale de type comportemental.

Bourse/subvention : Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

La dégénérescence frontotemporale (DFT) est une maladie qui affecte le comportement, la personnalité et le langage, souvent à un âge plus jeune que les autres formes de troubles neurocognitifs. Dans ce projet, nous étudions la manière dont les cellules du cerveau éliminent normalement les déchets et les protéines endommagées, un processus appelé « recyclage cellulaire ». Lorsque ce système fonctionne mal, des protéines nocives peuvent s’accumuler et endommager les cellules du cerveau.
Nous utiliserons des cellules souches humaines pour créer des cellules cérébrales en laboratoire et concevoir de nouveaux outils permettant de mesurer le fonctionnement de ce système de recyclage en temps réel. Nous mettrons ensuite à l’essai de nouvelles stratégies visant à rétablir ce processus et à améliorer la santé cellulaire.
Notre objectif est de mieux comprendre pourquoi la DFT vulnérabilise les cellules du cerveau et de trouver de nouvelles cibles pour des traitements susceptibles de ralentir ou de prévenir l’évolution de la maladie.

Eve-Marie Frigon, Université McGill/Centre de recherche Douglas

 Eve-Marie Frigon Headshot

Titre : Étude de la prévalence et des corrélats pathologiques des lésions vasculaires cérébrales dans le vieillissement et les maladies neurodégénératives.

Bourse/subvention : Bourse postdoctorale

Une équipe de recherche a découvert que les vaisseaux sanguins du cerveau peuvent devenir dysfonctionnels et contribuer à l’apparition de maladies neurodégénératives. En plus de provoquer des troubles neurocognitifs, les changements vasculaires cérébraux interagissent avec ces maladies, mais nous ne comprenons pas encore pleinement ces mécanismes. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de détecter des signes de pathologie des vaisseaux sanguins, mais pas d’observer les changements microscopiques à l’origine des lésions visibles. Pour en apprendre davantage, il est faut comparer les résultats d’IRM à un examen du tissu cérébral au microscope. C’est pourquoi nous étudions plus de 250 cerveaux de la Douglas Brain Bank, qui ont été donnés par des personnes qui vivaient avec une maladie neurodégénérative. Nous prélevons ensuite des échantillons de tissu dans les régions cérébrales affectées, utilisons une technique d’IRM à très haute résolution et examinons ces échantillons au microscope afin d’y déceler des marqueurs de la maladie, notamment des changements dans les cellules, les protéines et la structure des vaisseaux sanguins. En combinant l’IRM et la microscopie, nous cherchons à mieux comprendre le rôle biologique des signaux observés par imagerie. Cette approche nous permettra de comparer la gravité des changements vasculaires entre les différentes maladies neurodégénératives.

Louis-Philippe Picard, Ph. D., Université de Sherbrooke/CRCHUS

 ​​​​​Louis-Philippe-Picard Headshot

Titre : Modulation de la signalisation APP–Gαo pour prévenir la neurodégénérescence dans la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

Dans la maladie d’Alzheimer, les cellules cérébrales perdent progressivement leur capacité à communiquer et à survivre. La protéine précurseur de l’amyloïde (APP), surtout connue comme la source des plaques amyloïdes, contribue également à réguler des signaux qui protègent les neurones. Lorsque la signalisation APP est perturbée, des processus nocifs peuvent entraîner une perte de mémoire et la mort cellulaire. Ce projet vise à comprendre comment l’APP contrôle ces mécanismes protecteurs et développe de petits fragments protéiques (peptides) conçus pour rétablir une communication saine entre les cellules cérébrales. En étudiant les interactions de l’APP avec ses partenaires de signalisation, nous pourrons concevoir et tester des peptides qui renforcent les mécanismes naturels de défense du cerveau. L’action de ces peptides sera étudiée dans des cellules cérébrales dérivées de cellules souches humaines afin de déterminer s’ils peuvent réduire des altérations caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, par exemple l’accumulation anormale de protéines et le dysfonctionnement cellulaire. Les résultats pourraient mener à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour préserver la santé des neurones, ralentir le déclin de la mémoire et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles neurocognitifs.

Jonathan Gallego-Rudolf, Ph. D., Université Simon Fraser

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Titre : Trajectoires de l’activité neurophysiologique au cours de la vie normale et pathologique

Bourse/subvention: Bourse postdoctorale

Mes travaux visent à mieux comprendre comment l’activité cérébrale évolue tout au long de la vie et en quoi ces changements diffèrent chez les personnes à risque de maladie d’Alzheimer ou vivant avec celle-ci. À l’aide de la magnétoencéphalographie (MEG), une technique d’imagerie cérébrale sécuritaire et non invasive qui mesure les signaux magnétiques du cerveau, nous constituerons l’un des plus vastes ensembles de données au monde comprenant des personnes en santé, de l’enfance à un âge avancé, ainsi que des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer. En comparant les profils de vieillissement cérébral normal à ceux associés à la maladie d’Alzheimer, nous espérons identifier les changements pathologiques de la fonction cérébrale et les facteurs qui y contribuent. Cette étude permettra de mieux comprendre le développement de la maladie d’Alzheimer, de favoriser un dépistage plus précoce et précis, et de repérer de nouvelles cibles de traitement. Les résultats pourraient orienter le développement d’interventions visant à ralentir ou prévenir la progression de la maladie et à améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec un trouble neurocognitif et celle de leur famille.

Marina Pereira Gonçalves, Université McGill

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Titre : La réponse des microglies aux événements précoces de la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Bourse de doctorat  

La maladie d’Alzheimer est associée à l’accumulation dans le cerveau de protéines délétères, en l’occurrence la protéine amyloïde et la protéine tau. On croit que ces protéines s’accumulent non seulement car elles sont produites de manière anormale, mais aussi à cause d’une interruption du fonctionnement normal des systèmes naturels du cerveau qui éliminent les substances nocives. L’un de ces systèmes fait intervenir les microglies, des cellules immunitaires spécialisées qui protègent le cerveau, notamment en éliminant les protéines toxiques. Or, dans la maladie d’Alzheimer, les microglies ont du mal à accomplir leur travail. Nous pensons que les changements dans le cerveau et l’accumulation d’amyloïde influencent la manière dont les microglies gèrent les protéines nocives, notamment la protéine tau, qui est davantage associée à la perte de mémoire et à d’autres symptômes. Mes travaux visent à déterminer comment ces changements précoces influencent le fonctionnement des microglies. À l’aide de microglies humaines et d’échantillons provenant de personnes à différents stades de la maladie d’Alzheimer, j’étudierai comment les altérations de l’environnement cérébral peuvent contribuer à une élimination défaillante des protéines, à l’inflammation et au déclin cognitif qui en résulte.

 

Diagnostic

Bradley Buchsbaum, Ph. D., Académie Baycrest
Recherche cofinancée par la Fondation Brain CanadaBradley Buchsbaum Headshot.png

Titre: Donner du sens au dessin : annotation assistée par l’IA et extraction de caractéristiques cognitives à partir du test de l’horloge

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

Le test de l’horloge, utilisé par les médecins depuis des décennies pour évaluer la mémoire et les capacités cognitives, est simple : on demande aux patient·es de dessiner une horloge. Généralement, on n’évalue ce test que selon deux résultats possibles, soit la réussite ou l’échec. Or, le dessin contient des indices beaucoup plus riches sur les capacités cognitives d’une personne. Notre projet, Clock2Vec, utilise l’intelligence artificielle pour analyser l’image d’une horloge dessinée à la main et repérer des schémas d’erreurs précis. Nous associerons ces schémas à des fonctions cognitives précises – comme la planification, l’attention et les aptitudes spatiales – à partir de milliers de dessins d’horloge associés à des évaluations cognitives détaillées. Nous pourrons alors produire un rapport facile à comprendre qui aidera les clinicien·nes à déterminer les examens complémentaires nécessaires. Nous voulons améliorer la rapidité, l’équité et l’accessibilité du dépistage cognitif, et ce, par la simple utilisation de l’appareil photo d’un téléphone intelligent et d’une feuille de papier.

Joel Ramirez, Ph. D., Institut de recherche Sunnybrook

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Titre: Deux populations, deux histoires : repenser les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer au Japon et en Amérique du Nord.

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

La majorité des connaissances scientifiques qui guident le diagnostic de la maladie d’Alzheimer proviennent de populations occidentales d’origine européenne, dans lesquelles les femmes semblent présenter un risque plus élevé que les hommes. Cependant, ces tendances ne s’appliquent pas nécessairement à l’échelle mondiale. Le Japon compte l’une des populations les plus âgées au monde, mais présente des taux plus faibles de maladie d’Alzheimer. Comment l’origine ethnique, le mode de vie et la génétique influencent-ils ces différences? Nous examinerons si les signes de la maladie d’Alzheimer, observés à l’aide de techniques d’imagerie cérébrale, de données génétiques, d’analyses sanguines et de tests de mémoire, reflètent les mêmes processus sous-jacents d’une population à l’autre. En comparant des données provenant de plus de 3 000 hommes et femmes au Japon, aux États-Unis et au Canada, nous utiliserons des outils d’apprentissage automatique ainsi qu’un protocole rigoureux de contrôle de la qualité pour analyser les liens entre la biologie et la cognition selon l’origine ethnique, la culture et le sexe. Les résultats permettront de déterminer si les biomarqueurs actuels de la maladie d’Alzheimer restent pertinents dans différents contextes démographiques et géographiques, et d’aller vers une science plus précise et inclusive.

Caroline Dallaire-Théroux, Cumming School of Medicine/Université de Calgary/Hotchkiss Brain Institute

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Titre: Démêler les pathologies doubles : profilage intégré des biomarqueurs du plasma et du LCR dans le spectre de la maladie d’Alzheimer avec et sans maladie vasculaire cérébrale concomitante

Bourse/subvention: Bourse postdoctorale  

Les troubles de la mémoire liés au vieillissement sont souvent causés par une combinaison de maladie d’Alzheimer et de lésions des vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui complique le diagnostic et le traitement. Mes travaux visent à identifier des biomarqueurs dans le sang et le liquide céphalorachidien permettant de mieux distinguer ces affections qui ont tendance à se superposer, notamment l’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC), une maladie vasculaire fréquente associée à la maladie d’Alzheimer. À l’aide de données provenant de grandes études canadiennes sur le vieillissement, j’examinerai la relation entre ces biomarqueurs et les anomalies structurelles et vasculaires observées à l’imagerie cérébrale, ainsi que leur potentiel de prédiction du déclin cognitif. J’utiliserai également des techniques avancées d’analyse des protéines afin de découvrir de nouveaux marqueurs des lésions vasculaires cérébrales. Ces travaux pourraient mener à des outils de diagnostic plus simples et moins invasifs, favorisant un dépistage précoce et plus précis des troubles neurocognitifs. Ils pourraient également aider les clinicien·nes à personnaliser les traitements, à garantir l’innocuité des nouvelles thérapies contre la maladie d’Alzheimer et à améliorer la qualité de vie des personnes âgées et de leur famille.

Aleksandra Novozhilova, Université McGill

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Titre: Différences liées au sexe dans l’impact de la dégradation de la substance blanche sur le déclin de la mémoire verbale dans le continuum de la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Bourse de doctorat

L’écrasante majorité des cas d’Alzheimer concerne des femmes. De plus, une fois diagnostiquées, celles-ci ont tendance à présenter un déclin de la mémoire plus rapide. Dans le cadre de ce projet, je m’attaque à cet enjeu de santé publique en cherchant à en comprendre les causes. Je m’intéresse notamment à la mémoire verbale, un domaine cognitif dans lequel les femmes obtiennent généralement de meilleurs résultats que les hommes. Cet avantage pourrait constituer une forme de réserve cognitive. Autrement dit, de meilleures capacités de mémoire verbale pourraient permettre aux femmes de maintenir des performances cognitives plus élevées jusqu’à ce que la pathologie atteigne un seuil critique. Mon objectif est de déterminer si les mécanismes cérébraux à l’origine de cet avantage pourraient également expliquer la progression clinique plus rapide des symptômes observés chez les femmes.

 

Épidémiologie

 

Risque

Anjali Bedi, Université McMaster

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Titre: Iniquités du vieillissement : pallier les différences en matière de risque de troubles neurocognitifs dans les populations d’âge mûr issues de la diversité

Bourse/subvention: Bourse de doctorat 

Les troubles neurocognitifs touchent des millions de personnes dans le monde. Au Canada, leur prévalence augmente le plus rapidement au sein des communautés asiatiques, autochtones, caribéennes et d’origine africaine. Agir sur des facteurs de risque présents à l’âge mûr, comme le stress chronique, l’isolement social et l’hypertension, pourrait prévenir de nombreux cas. Cependant, des obstacles sociaux et économiques limitent parfois la capacité des personnes à réduire ces risques, et plusieurs communautés demeurent sous-représentées dans la recherche sur les troubles neurocognitifs.

Cette étude permettra de déterminer quelles expériences de vie et quels facteurs liés au mode de vie influencent le plus fortement le risque de troubles neurocognitifs à l’âge mûr, et de cerner les lacunes dans la représentation des différentes communautés dans la littérature. À partir de données canadiennes, nous examinerons si ces facteurs de risque ont des effets différents selon les groupes raciaux et ethniques. Nous mènerons également des entrevues et des sondages auprès d’adultes issus de communautés sous-représentées pour mieux comprendre comment ces personnes perçoivent et gèrent le risque de troubles neurocognitifs.
Les résultats contribueront à améliorer les programmes de prévention, les ressources et les stratégies de communication en matière de troubles neurocognitifs pour les communautés diverses du Canada.

Kritleen Bawa, Université de Calgary 

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Titre : Différences entre les sexes dans le lien entre l’inflammation et la cognition, le comportement et la fonction chez les personnes à risque de maladies neurodégénératives

Bourse/subvention : Bourse de doctorat

Avec l’âge, des changements peuvent apparaître au niveau de la mémoire, de la pensée, des comportements, de la personnalité et/ou de la capacité à fonctionner au quotidien. Lorsque ces difficultés s’aggravent au point de nuire aux tâches de la vie quotidienne, on parle de trouble neurocognitif, et la maladie d’Alzheimer en est la forme la plus courante. Notre système immunitaire produit des marqueurs inflammatoires qui peuvent s’accumuler et devenir toxiques pour les neurones, comme on l’observe dans la maladie d’Alzheimer. Le sexe biologique (féminin/masculin) est également un facteur important, les femmes étant plus à risque. Comme le système immunitaire joue un rôle clé dans la maladie d’Alzheimer et fonctionne différemment selon le sexe, cette étude vise à déterminer si – et comment – la relation entre l’inflammation et les changements cognitifs, comportementaux et fonctionnels diffère selon le sexe chez des personnes ne présentant pas de trouble neurocognitif. Elle vise également à comprendre si l’inflammation peut prédire un diagnostic de trouble neurocognitif. Cibler la maladie d’Alzheimer au stade précoce et comprendre comment celle-ci apparaît et évolue chez les femmes et chez les hommes pourrait nous aider à élaborer des stratégies et des traitements capables d’arrêter cette évolution.

Zahra Jafari, Ph. D., Université Dalhousie

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Titre : Une approche inclusive pour le développement de biomarqueurs du déclin cognitif subjectif et de la progression vers les troubles neurocognitifs

Bourse/subvention : Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

Bon nombre de personnes âgées constatent des changements à leur mémoire ou à leur capacité de réflexion avant qu’ils ne soient détectés lors de tests de dépistage cognitif standards. Ce phénomène, le déclin cognitif subjectif, est parfois annonciateur d’un trouble neurocognitif. À l’heure actuelle, les tests de mémoire reposent souvent sur la langue orale, et sont donc moins équitables et précis pour les personnes d’horizons culturels ou linguistiques différents. Cette étude vise à développer une méthode plus inclusive de détection des changements précoces du cerveau par la mesure de l’effort mental lors de tâches simples de mémoire visuelle et l’utilisation de l’oculométrie pour le suivi du mouvement des yeux. Nous comparerons le profil de personnes avec et sans préoccupations cognitives subjectives, qui seront ensuite suivies pendant trois ans pour vérifier chez lesquelles se développent des changements cognitifs importants. Notre objectif est de créer un outil inclusif permettant d’identifier plus tôt les personnes à risque élevé. Un dépistage précoce pourrait aider les personnes, les familles et les prestataires de soins à planifier les mesures de soutien plus rapidement et améliorer l’accès à des services adaptés en temps opportun pour les personnes à risque de troubles neurocognitifs.

Alana Brown, Ph. D, Institut de recherche Rotman, Académie Baycrest pour la recherche et l’éducation

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Titre : Exploiter le big data pour comprendre le rôle du sexe et du genre dans la dynamique sommeil-cognition aux différents stades de la déficience cognitive

Subvention : Bourse postdoctorale

Le sommeil de mauvaise qualité est un facteur de risque des troubles neurocognitifs que l’on met souvent de côté. Environ 50 % des personnes âgées disent avoir un trouble du sommeil; or, celui-ci reste largement négligé dans la prévention des troubles neurocognitifs ou les soins cliniques. Cette lacune touche particulièrement les femmes, qui sont plus susceptibles que les hommes de développer la maladie d’Alzheimer, principale cause des troubles neurocognitifs, et d’avoir un sommeil de mauvaise qualité. Ce projet examinera : (1) l’influence de la qualité du sommeil sur la mémoire et la santé cérébrale au fil du temps, et (2) les facteurs biologiques et sociaux qui permettent d’expliquer les différences entre les sexes dans le risque de maladie d’Alzheimer. Nous analyserons des données sur le sommeil, l’imagerie cérébrale et la mémoire tirées de plusieurs grandes bases de données. Contrairement aux recherches antérieures axées sur un seul aspect du sommeil, par exemple sa durée, ce projet en examine plusieurs dimensions à l’aide de mesures subjectives (comment les gens perçoivent leur sommeil) et objectives (mesures enregistrées par des appareils), tout en évaluant l’influence du sexe et du genre sur ces relations au cours du vieillissement.

Thérapie

Lisa Topolnik, Ph. D., Université Laval/CRCHU

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Recherche cofinancée par la Fondation Brain Canada  

Titre: Rétablir la désinhibition hippocampique pour inverser les déficits précoces de la mémoire dans la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept 

La maladie d’Alzheimer peut altérer la mémoire et la capacité de réflexion en modifiant la façon dont communiquent les cellules du cerveau. Notre projet porte sur les changements précoces dans l’hippocampe, une région du cerveau essentielle à l’apprentissage et à la mémoire. Nous analyserons un petit groupe de cellules cérébrales, les interneurones VIP, qui contribuent à réguler la circulation de l’information lors de la formation des souvenirs. Nos travaux récents indiquent que ces cellules pourraient cesser de fonctionner correctement avant l’apparition de problèmes de mémoire importants. Dans le cadre de cette étude, nous vérifierons si en rétablissant leur activité, on peut améliorer la mémoire dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer. Plutôt que de nous concentrer uniquement sur l’accumulation de protéines liées à la maladie, nous examinerons si la réparation des réseaux de communication du cerveau pourrait aider à protéger la mémoire à un stade plus précoce. À long terme, nous voulons développer de nouvelles approches afin d’aider les personnes vivant avec un trouble neurocognitif à préserver leurs fonctions cérébrales, leur autonomie et leur qualité de vie plus longtemps.

   

Mathew Joshy, Université Western

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Titre : Rétablir l’altération du métabolisme énergétique cérébral dans la maladie d’Alzheimer grâce à des suppléments cétogènes

Bourse/subvention : Bourse de doctorat

Le cerveau a besoin de beaucoup d’énergie, et il l’obtient généralement à partir du glucose. Or, le cerveau atteint de la maladie d’Alzheimer a du mal à utiliser cette substance, ce qui entraîne un déficit énergétique pouvant commencer des années avant l’apparition de symptômes. Les cétones constituent une autre source de carburant cérébral : les boissons cétoniques sécuritaires pourraient donc contribuer au maintien des fonctions cérébrales au stade léger de la maladie d’Alzheimer. Dans le cadre de cette étude, nous demanderons à des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer au stade léger de participer à deux visites : une après avoir consommé une boisson cétonique et une autre après avoir reçu un placebo. À l’aide d’imagerie cérébrale avancée, nous mesurerons la consommation d’oxygène du cerveau, pour quantifier l’énergie utilisée. Nous évaluerons si la boisson cétonique améliore l’utilisation de l’énergie dans les régions du cerveau vulnérables à la maladie d’Alzheimer. Cette étude fournira les premières données probantes directes sur l’efficacité des suppléments de cétone pour optimiser l’utilisation de l’énergie cérébrale au stade léger de la maladie d’Alzheimer, pavant la voie à d’autres recherches sur le lien entre cétone et amélioration de la fonction cérébrale.

 

Translationnelle

Newman Sze, Ph. D., Université Brock
 

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Titre : Rétablir la santé cérébro-vasculaire chez les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer en ciblant les dommages moléculaires au sein de l’unité neurovasculaire

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

La maladie d’Alzheimer est associée à l’accumulation dans le cerveau de protéines délétères et à des lésions des vaisseaux sanguins cérébraux. Chez bien des gens, surtout les personnes âgées, cette accumulation se produit car le cerveau ne parvient pas à éliminer efficacement ces protéines.
Nos recherches visent à comprendre comment le vieillissement endommage les vaisseaux sanguins cérébraux et réduit ce processus naturel d’élimination. Nous avons découvert que certaines modifications protéiques liées à l’âge peuvent empêcher l’élimination de ces substances nocives.
Notre projet vise à mettre au point un nouveau traitement à base d’anticorps pour réparer les vaisseaux sanguins et rétablir la capacité du cerveau à éliminer les protéines endommagées. Nous souhaitons ainsi prévenir ou ralentir la maladie d’Alzheimer et les troubles neurocognitifs cérébro-vasculaires.

Satyabrata Kar, Ph. D., Université de l’Alberta

Recherche cofinancée par la Fondation Brain Canada  

 

Titre : L’importance des nanoparticules PEG-PLGA natives dans le traitement de la pathologie de la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

Il n’existe actuellement aucun traitement efficace permettant de freiner la progression de la maladie d’Alzheimer, la forme la plus fréquente de troubles neurocognitifs chez les personnes âgées. Cette maladie est causée par l’accumulation de deux types d’amas protéiques dans le cerveau, les plaques neuritiques et les enchevêtrements neurofibrillaires, formés respectivement par le peptide bêta-amyloïde et la protéine tau. Les données suggèrent qu’une augmentation des niveaux et de l’agrégation de ces protéines contribue à la mort cellulaire et au développement de la pathologie de la maladie d’Alzheimer. Dans le cadre de cette étude, nous mènerons des expériences in vitro et utiliserons des modèles cellulaires et animaux pour évaluer l’efficacité d’une nouvelle biomolécule, les nanoparticules PEG-PLGA, pour traiter la maladie d’Alzheimer. Compte tenu de nos données récentes, nous croyons que les nanoparticules PEG-PLGA atténueront l’agrégation du peptide bêta-amyloïde et de la protéine tau ainsi que leur transformation en formes toxiques, en plus de réduire la mort neuronale et la pathologie dans des modèles cellulaires et animaux de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’un projet translationnel et modificateur de la maladie d’Alzheimer, qui pourrait mener à une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur les nanoparticules.

Traitement

Maryam Faiz, Ph. D.,Université de Calgary

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Titre : Développer des modèles de cerveaux humains pour étudier la transdifférenciation directe caractéristique de la maladie d’Alzheimer

Bourse/Subvention : Subvention de preuve de concept

La maladie d’Alzheimer se manifeste par des pertes de mémoire causées par des lésions cérébrales progressives. Les traitements actuels n’offrant qu’un soulagement limité des symptômes, de nouvelles approches sont nécessaires. Selon des études récentes, des changements précoces dans deux types de cellules de soutien du cerveau contribuent à la progression de la maladie. Les astrocytes, essentiels au maintien de la santé cérébrale, deviennent dysfonctionnels et contribuent à la propagation des protéines et à l’inflammation, tandis que les oligodendrocytes, qui produisent la myéline et facilitent la transmission neuronale, meurent. Nous avons mis au point une nouvelle approche thérapeutique consistant à convertir des astrocytes favorisant la maladie en nouveaux oligodendrocytes sains. Ce projet évaluera si l’application de cette approche peut contribuer au traitement de la maladie d’Alzheimer. À l’aide de modèles cérébraux humains, nous déterminerons si la conversion des astrocytes en oligodendrocytes peut modifier certaines caractéristiques de la maladie, comme l’accumulation de protéines toxiques, l’inflammation et la santé des neurones. Si l’étude est concluante, il s’agira d’une preuve de concept pour la transdifférenciation astrocyte-oligodendrocyte comme nouvelle stratégie thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer.

Dr Aravind Ganesh, Université de Calgary

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Titre: Conditionnement ischémique à distance pour atténuer la neurodégénérescence caractéristique de la maladie d’Alzheimer

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

Il nous faut de nouvelles approches pour traiter la maladie d’Alzheimer. Les personnes touchées sont prêtes à essayer des traitements non pharmacologiques, mais aucun n’est approuvé pour cette maladie. Le conditionnement ischémique à distance (CID) est un traitement non pharmacologique qui consiste à gonfler et dégonfler à répétition des brassards de tensiomètre sur un bras ou une jambe. Chez la souris, le CID semble modifier certains processus liés à la maladie d’Alzheimer et réduire le déclin cognitif. Ce traitement n’a pas encore été testé chez des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer. Nous mènerons un essai clinique, appelé TRIC-AD, afin de répondre à deux grandes questions : 1. Les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer à qui on administre le CID présentent-elles des modifications des biomarqueurs sanguins pertinents pour la maladie, comparativement à un traitement simulé? 2. Les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer tolèrent-elles le CID? Pourraient-elles recevoir ce traitement pendant plus d’un an?

 

Jeremy Walsh, Ph. D., Université McMaster

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Titre : Alimenter le cerveau : les effets de l’exercice et de la supplémentation en cétone sur les fonctions cérébrale et musculaire dans le déclin cognitif subjectif

Bourse/subvention: Subvention de preuve de concept

Avant l’apparition d’un trouble neurocognitif, le cerveau a du mal à obtenir un apport en énergie et un débit sanguin suffisants. Cela entraîne un déclin cognitif subjectif (DCS), un phénomène annonciateur de troubles neurocognitifs. L’exercice et la prise de suppléments de cétone pourraient aider à corriger ces problèmes. Une bonne condition musculaire peut favoriser le débit sanguin et l’apport énergétique cérébral, tandis que la cétone est une source d’énergie supplémentaire pour le cerveau.
Cette étude évaluera si l’exercice et la consommation quotidienne de boissons cétoniques améliorent la santé cérébrale et musculaire d’adultes de 60 à 80 ans présentant un DCS. Les personnes participantes effectueront des exercices cardiovasculaires et de renforcement trois fois par semaine, et consommeront soit une boisson cétonique, soit un placebo trois fois par jour pendant douze semaines. Nous mesurerons la fonction cérébrale et la circulation sanguine dans le cerveau au moyen de scintigraphies cérébrales. Nous évaluerons également les capacités cognitives et la fonction musculaire, en plus de procéder à des prélèvements musculaires. Nous souhaitons ainsi découvrir comment de nouvelles habitudes de vie peuvent aider à se prémunir contre les troubles neurocognitifs liés au vieillissement.