Nos énoncés de position
Découvrez-en plus au sujet de la position et du point de vue de la Société Alzheimer du Canada sur un large éventail de préoccupations liées à la maladie d’Alzheimer et aux autres troubles neurocognitifs, aux personnes atteintes et aux proches aidants.
Pour des renseignements sur ces énoncés de position, veuillez contacter [email protected].
La Société Alzheimer du Canada répond au projet de loi 18 de l’Alberta intitulé « Safeguards for Last Resort Termination of Life Act » (loi sur les mesures de protection relatives à l’euthanasie en dernier recours).
Dernière mise à jour : 1 avril 2026
La Société Alzheimer souhaite que les personnes vivant avec un trouble neurocognitif et leur famille puissent prendre des décisions qui leur conviennent, y compris en fin de vie.
Les troubles neurocognitifs sont des affections qui raccourcissent l’espérance de vie, et les décisions relatives à l’assistance médicale à mourir (AMM) sont profondément personnelles et complexes. Notre rôle n’est pas d’orienter ces décisions, mais de veiller à ce que les personnes et les familles aient accès aux informations et au soutien dont elles ont besoin pour faire des choix éclairés.
Les personnes vivant avec un trouble neurocognitif devraient avoir accès aux mêmes possibilités que tout le monde, y compris la possibilité de prendre des décisions et de planifier leur avenir tant qu’elles en ont la capacité. Lorsque des mesures préventives existent, le droit de prendre des décisions éclairées sur les choix de traitement ne devrait pas être restreint.
Planifier l’avenir est particulièrement important pour les personnes vivant avec un trouble neurocognitif. C’est peut-être l’une des seules occasions pour elles de consentir à des soins futurs en fonction de leurs valeurs, de leurs objectifs et de leur qualité de vie. Des études d’opinion indiquent que les demandes anticipées bénéficient d’un large soutien, en particulier pour les personnes vivant avec des affections telles que les troubles neurocognitifs, dont la capacité de prise de décision évolue au fil du temps (Environics Research, 2026).
Au fur et à mesure que la législation évolue, il est important que les gens puissent accéder à des informations claires sur les soins disponibles et qu’ils ne soient pas soumis à des obstacles supplémentaires susceptibles de limiter la prise de décision éclairée. Les mesures qui restreignent la manière dont les informations sont partagées, comme le projet de loi 18 de l’Alberta, qui limitent les discussions à l’initiative de la clinicienne ou du clinicien, ou qui introduisent des exigences supplémentaires au point de service peuvent avoir des conséquences imprévues sur l’équité de l’accès aux soins, surtout pour les personnes qui comptent sur les équipes médicales pour leur expliquer les différentes avenues thérapeutiques.
Pour beaucoup, des exigences telles que l’implication d’un·e membre de la famille peuvent également poser des problèmes, notamment lorsque les relations familiales sont complexes ou inexistantes. Cette exigence porte atteinte à l’autonomie de la patientèle, compromet la confidentialité et risque d’entraîner une influence indue.
Les personnes vivant avec un trouble neurocognitif et leurs partenaires de soins doivent impérativement être incluses dans l’élaboration des textes juridiques qui les affectent. Leur expérience vécue doit inspirer les décisions politiques afin de garantir qu’elles reflètent les réalités des personnes directement touchées et qu’elles promeuvent des soins éclairés et centrés sur la personne.
Nous continuerons de travailler avec nos partenaires dans tout le pays pour veiller à ce que les besoins et les points de vue des personnes vivant avec un trouble neurocognitif et de leurs partenaires de soins soient pris en compte dans les discussions en cours.
Références
Environics Research. (2026). MAID tracking study.
La Société Alzheimer du Canada réagit à la recommandation provisoire concernant le remboursement du lécanémab
Dernière mise à jour : 19 février 2026
La Société Alzheimer du Canada (SAC) prend acte de la proposition de recommandation de l’Agence des médicaments du Canada concernant le remboursement du lécanémab dans le traitement de la maladie d’Alzheimer au stade léger.
« Les personnes qui vivent avec la maladie d’Alzheimer au stade léger et leurs partenaires de soins nous répètent l’importance de ralentir l’évolution de la maladie et de préserver l’autonomie, témoigne Christina Scicluna, cheffe de la direction de la Société Alzheimer du Canada. Les processus d’examen fondés sur des données probantes sont essentiels compte tenu du faible nombre de traitements existants, mais cette décision exacerbe l’importance d’un accès aux soins plus équitable pour les personnes qui en ont le plus besoin. »
Cette nouvelle sera difficile à encaisser pour de nombreuses personnes et familles touchées par la maladie d’Alzheimer, même s’il ne s’agit que d’une recommandation provisoire. Celle-ci sera ouverte à la rétroaction jusqu’au 5 mars, date après laquelle une recommandation finale sera émise. La SAC continuera son travail de représentation pour trouver des solutions aux lacunes du système de santé canadien, notamment en matière de diagnostics précoces, d’accès aux traitements et de niveau de préparation général; des enjeux qui ne datent pas d’hier.
Les personnes vivant avec un trouble neurocognitif continuent de se heurter à divers obstacles : isolement géographique, coûts des traitements, disponibilité des services spécialisés… Il faudra continuer de privilégier la collaboration entre les systèmes de santé pour que les traitements existants et à venir soient équitablement accessibles à toutes les personnes du Canada.
La Société Alzheimer du Canada réaffirme son engagement à porter la voix des personnes vivant avec un trouble neurocognitif et de leurs partenaires de soins pour un accès équitable aux soins, au soutien et aux nouveaux traitements.
La SAC répond au rapport de Santé Canada sur les demandes anticipées d’AMM
Dernière mise à jour : 18 novembre 2025
La Société Alzheimer du Canada répond à la publication du rapport Ce que nous avons entendu de Santé Canada sur les demandes anticipées d’aide médicale à mourir (AMM). Nous remercions les personnes du Canada, surtout celles qui vivent avec des troubles neurocognitifs et les partenaires de soins, qui ont partagé leurs perspectives dans le cadre de cette conversation nationale.
La SAC soutient le droit des personnes vivant avec un trouble neurocognitif de faire une demande anticipée d’aide médicale à mourir. Nous reconnaissons également l’importance des garde-fous, de la prise de décision éclairée et de processus transparents pour protéger les personnes vulnérables tout en respectant le droit à l’autonomie.
Cette conversation doit aller de l’avant, tout comme celle qui concerne l’accès équitable à des soins pour les troubles neurocognitifs, à des soins de fin de vie, à des conseils et à des systèmes de soutien de qualité pour aider les gens à prendre des décisions véritablement éclairées.
La réponse de la Société Alzheimer du Canada au budget fédéral de 2025
Dernière mise à jour : 5 novembre 2025
La Société Alzheimer du Canada salue l’engagement continu du gouvernement fédéral à soutenir la population canadienne en cette période d’incertitude économique.
Même si le budget de 2025 ne prévoit pas de financement ciblé pour les troubles neurocognitifs ou la santé du cerveau, il met en lumière les défis économiques sans précédent auxquels le Canada est confronté. Grâce à des investissements judicieux et à une coordination efficace, les soins liés aux troubles neurocognitifs peuvent faire partie de la solution.
À mesure que le nombre de cas augmente, la pression sur les personnes proches aidantes et l’économie canadienne ne fera que s’intensifier. Sans un réinvestissement dans la Stratégie sur la démence pour le Canada, les progrès réalisés depuis son lancement en 2019 risquent de s’essouffler, empêchant de nombreuses initiatives prometteuses de se développer et d’aider les personnes qui en ont le plus besoin.
Au nom des plus de 700 000 personnes vivant avec un trouble neurocognitif et des millions de personnes proches aidantes qui les soutiennent, la Société Alzheimer du Canada est déterminée à faire avancer la Stratégie nationale sur la démence. Nous poursuivrons notre collaboration avec le gouvernement fédéral et nos partenaires du réseau canadien des soins et de la recherche sur les troubles neurocognitifs afin de promouvoir des politiques qui :
- maintiennent les investissements dans la recherche sur les troubles neurocognitifs et le niveau de préparation des systèmes;
- établissent des normes nationales et assurent un accès équitable au diagnostic, au traitement et aux soins;
- élargissent l’accès aux services de soutien communautaires;
- soutiennent les personnes proches aidantes en tant que piliers essentiels de notre système de santé. Les besoins en matière de soins et de soutien ne cessent de croître.
Les personnes vivant au Canada doivent pouvoir bénéficier de soins communautaires adaptés à leur réalité et à leurs besoins.
En misant sur une collaboration continue et des investissements ciblés, nous pouvons bâtir un avenir où les personnes touchées par les troubles neurocognitifs recevront le soutien qu’elles méritent.
Homologation du lécanémab par Santé Canada dans le traitement de la maladie d'Alzheimer
Dernière mise à jour : 27 octobre 2025
Résumé : La Société Alzheimer du Canada réagit à la décision de Santé Canada d'homologuer le lécanémab dans le traitement de la maladie d'Alzheimer. Le 26 octobre 2025, Santé Canada a homologué le lécanémab (LeqembiMD) dans le traitement des personnes recevant un diagnostic de trouble cognitif léger ou de maladie d'Alzheimer au stade léger (trouble neurocognitif léger attribuable à la maladie d'Alzheimer) qui ne portent pas le gène de l'apolipoprotéine E ε4 (ApoE ε4*) ou sont hétérozygotes pour celui-ci, et chez qui une pathologie liée à la protéine bêta-amyloïde a été confirmée. Il s'agit du premier traitement modificateur de la maladie homologué pour la maladie d'Alzheimer au Canada.
La Société Alzheimer du Canada approuve l'homologation par Santé Canada du lécanémab (commercialisé sous le nom de Leqembi aux États-Unis) pour le traitement des troubles cognitifs légers et de la maladie d'Alzheimer au stade léger. Nous approuvons le processus méticuleux et rigoureux utilisé par Santé Canada pour évaluer l'innocuité, l'efficacité et la tolérabilité du lécanémab. Nous continuons de militer pour un meilleur financement de la recherche sur les troubles neurocognitifs afin que de nouveaux médicaments et méthodes de dépistage voient le jour. Nous exhortons également les décisionnaires à améliorer la facilité et l'équité d'accès aux ressources de prévention, aux outils diagnostiques, aux traitements permettant d'atténuer les symptômes et à l'aide aux soins. Ainsi, toutes les personnes vivant avec un trouble neurocognitif et leurs aidant·es pourront préserver leur qualité de vie et bénéficier des bonnes interventions en temps et en heure.
Déclaration de la Société Alzheimer du Canada sur la mise en application au Québec des demandes anticipées d’aide médicale à mourir (AMM)
Dernière mise à jour : Le 12 novembre 2024
Le 30 octobre 2024, le gouvernement du Québec a commencé à appliquer les dispositions relatives aux demandes anticipées d’AMM.
La Société Alzheimer du Canada appuie l’initiative du gouvernement du Québec pour mettre en application AMM et en élargir l’accès, tel que décrit dans le projet de loi 11. Nous appuyons le droit des personnes vivant avec un trouble neurocognitif d’être autonomes quant aux choix concernant leur santé et leur vie, comme celui de faire une demande anticipée d’AMM alors qu’elles sont encore en mesure le de faire.
La Société Alzheimer du Canada entend prendre part au processus consultatif du gouvernement fédéral et en profiter pour faire entendre les personnes vivant avec un trouble neurocognitif, leurs personnes proches aidantes et leurs familles.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Demandes anticipées d’aide médicale à mourir (AMM) pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif
Dernière mise à jour : Le 17 février 2023
Énoncé succinct / extrait : Le 15 février 2023, le Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir (AMM) du Parlement a rendu public son deuxième rapport sur l’AMM, offrant ainsi un aperçu et des recommandations supplémentaires sur les demandes faites dans des circonstances complexes, notamment les demandes anticipées.
Après avoir écouté les Canadiens et Canadiennes, le Comité a recommandé au gouvernement du Canada que les demandes anticipées soient permises à la suite d’un diagnostic de problème médical grave et incurable, d’une maladie, ou de troubles donnant lieu à une incapacité.
- La Société Alzheimer du Canada salue la recommandation du Comité autorisant les demandes anticipées dans le cadre d’une planification des soins en fin de vie sous certaines circonstances.
- Nous estimons et continuons de soutenir que les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif doivent avoir le droit de choisir la planification préalable de leurs soins et selon nous, la recommandation de ce Comité appuiera cela.
- Nous reconnaissons que la planification d’une mort assistée médicalement doit être le fruit d’un choix éclairé. Nos gouvernements fédéral, provincial et territorial doivent s’assurer d’un accès à des soins communautaires, à domicile, de longue durée et palliatifs de haute qualité pour qu’une personne vivant avec un trouble neurocognitif puisse elle-même accéder à une gamme complète d’options de soins de qualité pour planifier ses soins en fin de vie.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Découvrez-en plus.
Les auto-évaluations en ligne de la maladie d’Alzheimer et des autres troubles neurocognitifs
Dernière mise à jour : Le 26 mai 2014
Énoncé succinct : La maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs sont des maladies complexes du cerveau. Il faut faire appel à des professionnels de la santé pour établir leur diagnostic. Les personnes qui éprouvent des problèmes de mémoire et des difficultés à effectuer leurs activités et tâches quotidiennes doivent contacter leur fournisseur de soins de santé.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Découvrez-en plus.
Le cannabis et le traitement de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif
Dernière mise à jour : Le 20 juillet 2018
Énoncé succinct : Bien que des études prometteuses sur les effets du cannabis soient en cours, il n’existe actuellement aucune preuve concernant l’utilité du cannabis pour traiter ou prévenir la maladie d’Alzheimer.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Découvrez-en plus.
L’encéphalopathie à prédominance limbique TDP-43 liée à l’âge (ou « LATE-NC »)
Dernière mise à jour : Le 20 decembre 2024
Énoncé succinct : La découverte de LATE-NC montre qu’il est important de savoir reconnaître les différents types de troubles neurocognitifs et leur complexité. La Société Alzheimer espère que ces avancées ouvriront la voie à de nouveaux traitements ciblant différentes formes de troubles neurocognitifs.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
La participation active des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif
Dernière mise à jour : Le 17 août 2018
Énoncé succinct : La Société Alzheimer du Canada est d’avis que les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif souhaitent éclairer le travail qui impacte directement leur qualité de vie et leur bien-être.
La Société reconnaît le droit des personnes atteintes à s’impliquer activement dans le travail des organismes qui représentent leurs intérêts et qui accordent de l’importance à leur engagement.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Découvrez-en plus.
La race et les troubles neurocognitifs au Canada
Dernière mise à jour : Le 5 octobre 2020
Énoncé succinct : À la Société Alzheimer du Canada, nous œuvrons pour changer la vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif. Nous devons cependant en faire plus pour combattre l'oppression systémique.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).
Découvrez-en plus.
L’utilisation de médicaments antipsychotiques pour traiter les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif dans les établissements de soins de longue durée
Dernière mise à jour : Le 7 juin 2017
Énoncé succinct : La Société Alzheimer recommande que les médicaments antipsychotiques ne soient utilisés qu’en dernier recours pour traiter les symptômes comportementaux et psychologiques de la maladie d’Alzheimer et des autres troubles neurocognitifs, particulièrement chez les adultes plus âgés. La Société encourage les professionnels de la santé de tous les environnements de soins à adopter une approche centrée sur la personne pour les soins dispensés aux personnes atteintes.
Telechargez notre énoncé de position complet à ce sujet (PDF).