Enquête sur les plaques cérébrales

Si le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer pouvait être examiné comme s’il s’agissait du lieu d’un crime, les plaques et enchevêtrements séniles feraient sûrement partie des preuves matérielles du meurtre des neurones. En effet, lorsque les cellules meurent, nous découvrons des amas de protéines « mal repliées », appelées bêta-amyloïdes.

« Ces protéines sont à l’origine des plaques toxiques qui finissent par tuer les cellules nerveuses dans le cerveau », explique Mme Patricia Leighton, chercheuse à l’Université de l’Alberta.

Patricia Leighton

« Même si les grandes plaques semblent inoffensives, les petits amas de protéines peuvent causer des lésions nerveuses directes », poursuit Mme Leighton, titulaire d’une bourse de 61 590 $ du Programme de recherche de la Société Alzheimer (PRSA).

« Lorsque certaines des plus petites protéines s’agglutinent, elles peuvent commencer à interagir avec certains récepteurs des neurotransmetteurs des cellules nerveuses et perturber les signaux », explique-t-elle. Ceci pourrait mener à la maladie d'Alzheimer.

En plus d'étudier le rôle destructeur de la bêta-amyloïde, Mme Leighton s’intéresse également au rôle, dans les cerveaux sains, de la protéine précurseur bêta-amyloïde, ou APP, qui pourrait assurer une fonction protectrice.

Mme Leighton s’intéresse aux poissons zèbres, qui, comme les souris, possèdent un système nerveux central et une architecture nerveuse sous-jacente qui en font un bon modèle pour étudier le processus de la maladie.

En insérant dans les poissons le gène APP humain, son équipe a essayé de générer les types de plaques séniles que l’on retrouve chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ces poissons serviront ensuite à évaluer divers médicaments et thérapies.

« La prochaine étape consistera à tester les candidats thérapeutiques les plus prometteurs dans d'autres modèles animaux, comme les souris. Ensuite, j'espère que nous pourrons poursuivre le cheminement jusqu’à la mise à l’essai clinique de certains d’entre eux », précise-t-elle.

« Le financement des étudiants aux cycles supérieurs est très important pour leur fournir un salaire pendant leurs études, dit-elle. Je n’aurais pas été en mesure de travailler dans le laboratoire à temps plein et de publier des articles si j’avais été chargée de cours, ou si j’avais occupé un autre emploi à temps partiel. »

Bien que l'intérêt de Mme Leighton pour la science se soit éveillé dans un laboratoire de chimie, elle a rapidement pris goût à la biologie au cours de ses études à l'Université de l'Alberta. En outre, son intérêt pour les maladies neurodégénératives a été stimulé par les problèmes de santé de son grand-père, victime d’un accident vasculaire cérébral. Par ailleurs, Mme Leighton a également fait du bénévolat dans un foyer de soins de longue durée pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, ou ayant subi un accident vasculaire cérébral.

Pour résoudre le mystère de la maladie d’Alzheimer, nous avons besoin de soutenir le travail de Mme Leighton et de tous nos chercheurs. Aidez la Société Alzheimer à financer ce type de recherche en faisant un don au Programme de recherche de la Société Alzheimer. Apprenez-en plus à www.alzheimer.ca/recherche.


Last Updated: 08/22/2016