L’augmentation du financement du PRSA signifie que les chercheurs scientifiques émergents peuvent recevoir un salaire décent et durable

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Cette augmentation du financement signifie que les chercheurs scientifiques émergents peuvent recevoir un salaire décent et durable.

Two researchers looking at a computer in the lab.

Le Programme de recherche de la Société Alzheimer (PRSA) augmente grandement le montant de ses bourses de recherche doctorale et postdoctorale pour s’aligner sur les appels nationaux et internationaux visant à augmenter le financement pour la recherche scientifique, et cela pour que les chercheurs puissent recevoir un salaire décent et durable.

  • Le financement pour les chercheurs en doctorat octroyé dans le cadre du PRSA a augmenté de 95 % pour passer à 43 000 $ par an.
  • Le financement pour les chercheurs en postdoctorat octroyé dans le cadre du PRSA  a augmenté de 50 % pour passer à 75 000 $ par an.
  • Au total, le financement pour les chercheurs en doctorat et en postdoctorat a augmenté en moyenne de 72,5 %.

Cette augmentation est entrée en vigueur le 9 septembre avec le lancement du concours annuel de subvention du programme. Pour son cycle de financement le plus récent, le programme a octroyé 3,5 M$ à 31 chercheurs partout au pays.

Disposer d’un niveau de financement stable permet aux chercheurs de se concentrer sur leurs objectifs de recherche et de ne pas devoir gérer plusieurs emplois et sources de revenus. « Si nous souhaitons soutenir le type d’innovation et la diversité de la recherche que les troubles neurocognitifs ont tant besoin, explique la docteure Saskia Sivananthan, cheffe de la direction scientifique et de l’application et de l’échange des connaissances de la Société Alzheimer du Canada, nous devons bâtir un écosystème de recherche plus solide au Canada : un système où sont représentées diverses perspectives et disciplines. »

Un peu plus tôt cette année, la docteure Sivananthan et son équipe ont rencontré des chercheurs dans le domaine de la recherche sur les troubles neurocognitifs pour discuter de la meilleure manière de soutenir l’innovation, la diversité et les nouvelles découvertes. Pendant ces consultations et d’autres conversations, le personnel a constaté que de nombreux chercheurs émergents au Canada vivent d’un financement en-dessous du seuil de la pauvreté. L’incapacité de vivre de ces fonds est l’une des raisons principales pour lesquelles les chercheurs quittent ce domaine. 

« Chaque semaine, sinon chaque jour, j’entends une famille touchée par les troubles neurocognitifs parler du besoin urgent d’augmenter le financement de la recherche sur ces maladies au Canada, a déclaré la docteure Sivananthan. Et il est impossible d’améliorer cette recherche et cette science sans soutenir les nouvelles générations de personnes qui mènent ce travail vital. » La docteure Sivananthan et son équipe espèrent que ce financement pourra également contribuer à créer un effet boule de neige qui permettra d’améliorer les niveaux de rémunération des chercheurs émergents partout au pays.

« En tant que programme spécialisé de financement de la recherche, nous faisons de notre possible pour aborder ce problème et préserver la durabilité des réseaux canadiens spécialisés sur les troubles neurocognitifs et la science, poursuit la Dre Sivananthan. Si nous y parvenons, nous espérons que nous montrerons ainsi aux autres que leur organisme peut aussi y parvenir. »

Les demandes pour le prochain cycle du Programme de recherche de la Société Alzheimer doivent être déposées d’ici le 4 novembre 2022. Rendez-vous à alzheimer.ca/Postuler pour en apprendre plus.