Indice de fragilité corporelle et risque d’Alzheimer

Les modèles mathématiques de suivi des maux de notre corps peuvent-ils faire la lumière sur notre risque de développer l’Alzheimer? C’est ce que l’étude de M. Joshua Armstrong tentera de déterminer.

Titulaire d’une bourse postdoctorale du Programme de recherche de la Société Alzheimer, M. Armstrong fait des calculs pour mesurer « l’indice de fragilité » d’une personne. Cet indice de fragilité, qui se fonde sur « l’accumulation des déficits en matière de santé », permettra aux chercheurs de mieux comprendre la relation qui existe entre la résistance du corps face au vieillissement et la santé de notre cerveau.

« Nous voulons préciser comment la santé générale se répercute sur la cognition et la santé du cerveau, déclare M. Armstrong. On a trop souvent établi une séparation entre le corps et l’esprit et considéré ces deux éléments de manière indépendante. »

Même si la recherche sur l’Alzheimer et les maladies apparentées met généralement l’accent sur la cognition et le cerveau, M. Armstrong fait observer que les études épidémiologiques récentes, qui s’intéressent au profil, aux causes et aux effets de ces maladies dans une population donnée, indiquent un « lien très étroit » entre la santé physique et la cognition. M. Armstrong, féru de mathématiques depuis le début de ses études, fait observer que le statut de fragilité peut être estimé au moyen d’un simple calcul.

Joshua Armstrong à AAIC 2013

« Il s’agit en fait de compter les déficits d’une personne en matière de santé », explique M. Armstrong. Selon une étude réalisée en 2011, plus les problèmes de santé sont nombreux, par exemple une prothèse dentaire mal ajustée, des douleurs au pied et des troubles de la vision, plus les risques d’Alzheimer et de décès sont élevés.

« Une prothèse dentaire mal ajustée ne cause pas la maladie d’Alzheimer, poursuit M. Armstrong. Seule l’accumulation des problèmes de santé est néfaste. »

Les données analysées par M. Armstrong proviennent d’une étude longitudinale réalisée sur 4 000 hommes à Hawaï, au cours de laquelle la santé générale et les aptitudes cognitives des sujets ont été analysées à intervalles de quelques années.

« En plus de m’assurer un salaire, le financement du PRSA me donne l’occasion de collaborer avec les plus grands spécialistes dans le domaine, déclare-t-il. Je suis très reconnaissant d’avoir pu commencer immédiatement mes études postdoctorales, sans interruption. »

Tout comme plusieurs autres chercheurs, M. Joshua Armstrong n’aurait pas été en mesure de poursuivre son travail sans le soutien du Programme de recherche de la Société Alzheimer. Notre capacité à financer les chercheurs dépend de la générosité de nos donateurs. Nous vous invitons à faire un don aujourd’hui pour nous aider à les soutenir.

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Last Updated: 04/28/2015