La musique : une alliée précieuse dans la prévention des troubles neurocognitifs

Haut-Richelieu

Violoniste de métier, Nancy Landry met aujourd’hui sa passion de la musique au service de la prévention. Conférencière et formatrice à la Société Alzheimer du Haut-Richelieu (SAHR), elle explore comment la musique peut devenir un outil concret pour soutenir la santé cognitive et le mieux-être.

Atelier de stimulation par la musique

Dans la prévention des troubles neurocognitifs (TNC), dont la maladie d’Alzheimer, les approches non pharmacologiques occupent une place essentielle. Parmi elles, la stimulation cognitive joue un rôle central. Et au cœur de ces stratégies, la musique se révèle être un outil à la fois simple, accessible et universel.

La musique ne guérit pas la maladie d’Alzheimer. Cependant, elle agit comme un puissant facteur de protection et de mieux-être. Elle mobilise simultanément plusieurs régions du cerveau : la mémoire, l’attention, le langage, les émotions et même la motricité. Peu d’activités sollicitent autant de fonctions à la fois.

Écouter une chanson familière peut raviver des souvenirs enfouis, parfois plus facilement que la parole seule. Une mélodie entendue dans la jeunesse peut faire ressurgir un moment précis, une voix, un visage. Chanter stimule le langage et la respiration. Jouer d’un instrument sollicite la coordination, la concentration et la planification. Danser engage le corps tout entier et favorise l’activité physique.

Cette richesse d’activation cérébrale contribue à maintenir les connexions neuronales et à soutenir la plasticité du cerveau.

Les recherches démontrent que la musique peut réduire l’anxiété et les symptômes dépressifs, améliorer l’humeur, favoriser la mémoire autobiographique et stimuler l’attention. Elle peut également diminuer certains comportements d’agitation chez les personnes vivant avec des TNC. Au-delà des effets cognitifs, elle renforce le lien social. Chanter en groupe, partager une chanson ou participer à un atelier musical crée un espace de connexion et d’émotion partagée.

Intégrer la musique au quotidien ne nécessite pas d’équipement complexe. Il est possible de créer une liste de lecture personnalisée, de participer à une chorale, de danser quelques minutes par jour ou encore d’assister à des concerts. Explorer un nouvel instrument peut aussi représenter un défi stimulant, quel que soit l’âge.

La prévention des TNC repose sur plusieurs facteurs de protection : l’activité physique régulière, la stimulation cognitive, l’engagement social, une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité, la gestion du stress, le contrôle des facteurs cardiovasculaires et l’apprentissage continu. La musique touche directement plusieurs de ces dimensions. Elle stimule l’esprit, mobilise le corps et rassemble les personnes.

À la SAHR, des ateliers de stimulation par la musique sont offerts, et il est également possible de s’inscrire à la chorale le cœur de la mémoire. Pour plus d’information, vous pouvez contacter Cynthia Laliberté, agente à la prévention et à l’accompagnement des personnes vivant avec un TNC au 450 347-5500, poste 217 ou sur agprevention@sahr.ca